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CHOLET VÉLO SPORT

Club affilié à la FFCT sous le numéro 00843 - Ligue des Pays de la Loire.

Un circuit « permanent » de Cholet Vélo Sport
Le circuit des rivières

Un parcours de Jean Chotard


C'est le circuit d'entraînement, préparé et préféré de notre ami Jean Chotard. Celui-ci a bien voulu nous le dévoiler.
Nul doute qu'il faille être en excellente forme pour effectuer un tel parcours, serpentant au creux des vallées, escaladant les coteaux, passant d'une « vallée » à l'autre. Et s'il y a des descentes et des ponts sur notre route, il y a forcément des montées !
Pas étonnant que le bougre ait la « patate » !

Ce circuit, empruntant les routes de l'Anjou, des Mauges à la Loire, rencontre de nombreuses rivières que nous nous proposons de découvrir.

Bien sûr nous ne sommes pas obligés de nous époumoner à suivre l'ami Jeannot
et ce circuit peut s'effectuer au rythme de la découverte sur une journée.


Cette carte du circuit peut être agrandie ou diminuée à votre gré, le petit index sous le profil permet de situer la dénivellation sur le parcours.
D'autre part si vous le souhaitez vous pouvez modifier l'aspect de la carte en décochant dans l'onglet parcours la case « relief » et effectuer votre choix.

Tout au long de cette balade nous croiserons la route : la Moine, le Trézon, l'Evre, l'Hyrôme, le Layon, l'Aubance, le Louet,
la Loire, l'Authion, la Maine, le Jeu et de multiples petits ruisseaux.


Carte : ®Histoire et géographie de l'Anjou (H.Siraudeau Angers) 11e édition

Cliquez pour découvrir le détail de l'itinéraire
et télécharger le circuit

(format pdf)

Le départ de ce circuit s'effectue Place du Cardinal Luçon, au cœur de la ville de Cholet.
Successivement ce parcours va traverser ou côtoyer une dizaine de rus et de ruisselets anonymes, des ruisseaux, des rivières et un fleuve sauvage et majestueux qui traversent le Maine-et-Loire - Faut-il parler de l'Anjou ? - en particulier la région du vignoble du Layon, la région ligérienne et les Mauges.


ou bien

Cette rivière est répertoriée sous le nom de Le Moine sur le site Annuaire des Mairies et Villes de France

La Moine est une rivière, longue de 66 km, qui coule dans les départements des Deux-Sèvres où elle prend sa source à Saint-Aubin-de-Baubigné, de Maine-et-Loire où elle parcourt 62 km, et de Loire-Atlantique.
sur la Moine, avant de parvenir à Cholet, deux barrages - le Verdon et Ribou - constituent des retenues servant de réserve d'eau et de soutien d'étiage. Le Lac de Ribou est la réserve d'eau potable de Cholet où une base nautique côtoie des activités de camping, d'hôtellerie et sportives. Le lac du Verdon est en ZNIEFF ; de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs peuvent-y être observées.
La Moine traverse Cholet - Montfaucon-Montigné puis Saint-Crespin-sur-Moine avant de se jeter dans la Sèvre Nantaise, sur sa rive droite, à Clisson. C'est donc un sous-affluent de la Loire. La Moine présente des fluctuations saisonnières de débit fort marquées, comme très souvent les rivières du bassin de la Loire. Les hautes eaux se déroulent en hiver et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 4,96 à 8,49 m³ par seconde, de décembre à mars inclus avec un maximum très net en janvier. Quant aux crues, elles peuvent être très importantes.


La Moine



Sur la route et à proximité de la Moine
Renseignements utiles

  • Cholet
    • Les églises : Église du Sacré-Cœur - Église Notre-Dame
    • L'architecture : Tour du Grenier à Sel - Porte architecturale à l'entrée du jardin du mail
    • Les musées : Musée d'art et d'histoire - Musée du textile
    • Les espaces verts : le parc de Moine et le jardin du Mail - Ribou - Le Verdon - L'étang des Noues

Après quelques kilomètres, à Toutlemonde, notre route croise le Trézon :
Celui-ci prend sa source près de Chanteloup-les-Bois non loin des Guérineaux ; il alimente l'étang de Péronne, traverse Toutlemonde pour frôler Mazières-en-Mauges avant de se jeter dans la Moine, sur sa rive droite, à la Roche-du-Ribalet après un parcours d'environ 16 km au cours duquel il a été alimenté par les ruisseaux de La Coussaie puis de La Fadellerie qui a creusé une petite vallée qui en fait souffrir certain au retour de randonnée.
Il est difficile d'évoquer le Trézon sans parler de l'Étang de Péronne.

Propriété de la Ville de Cholet depuis 1892 - depuis janvier 2003 la Communauté d'Agglomération du Choletais en assure la gestion -

Le Trézon à Toutlemonde

le
plan d'eau situé à une quinzaine de kilomètres de Cholet présente une superficie de 37 ha. L'étang de Péronne, d'un volume d'eau de 710 000 m3, est alimenté par le ruisseau du Trézon et par les eaux de ruissellement. Situé au cœur de la forêt de Nuaillé-Chanteloup, le plus grand massif forestier des Mauges (2500 ha), il se distingue par une grande diversité de milieux naturels : eaux dormantes, mares, bois marécageux, roselières, landes humides, chênaies, prairies et plantations de conifères. On y observe de grands mammifères (cerf, chevreuil, sanglier) De nombreuses espèces faunistiques et floristiques inventoriées sont protégées ou menacées aux niveaux départemental, régional, national et européen, comme la Grande Douve, la Pilulaire à globules (flore), le Grand Capricorne ou le Vespertillon de Daubenton (faune).

Sur la route et à proximité du Trézon
Renseignements utiles

  • La Chapelle de Martyrs
    Cette chapelle a été édifiée en 1863 par le comte René de Colbert comme lieu de sépulture de sa famille et
    « pour rendre hommage au souvenir de plus d'un millier de victimes massacrées à cet endroit en 1794 pendant les guerres de Vendée ».
    Des explications intéressantes sur les sites suivants :
    Cimetière des Martyrs

    Site du Patrimoine de France

Nous croisons son cours dans le bourg de Trémentines qu'il divise en deux.

« Elle était là, elle fut pour moi tout de suite avec son odeur terreuse de vase et de racines, son sommeil dissolvant, digérant, infusant lentement les feuilles mortes qui pleuvaient des arbres d'automne » (Julien Gracq - Les eaux étroites)

L'Èvre coule uniquement dans le département de Maine-et-Loire. Sa longueur totale est d'environ 92 kilomètres. C'est un affluent direct de la Loire en rive gauche. L'Èvre prend sa source dans la commune de Vezins, sur la ferme de "Richebourg" au niveau d'un fossé humide, à une altitude de 160 m, mais ce n'est qu'à la hauteur de la ferme "Le Breuil" que l'eau commence à couler. Elle traverse, encaissée, en taillant un sillon profond dans les Mauges creusant dans les granits et les schistes, successivement Trémentines (Le Pont-Vieux) , Le May-sur-Evre, La Jubaudière, Jallais, Beaupréau, Le Fief-Sauvin, Montrevault au niveau du pont médiéval (XVe siècle) de Bohardy de sinistre mémoire pour de nombreux cyclotouristes, Saint-Pierre-Montlimart, La Chapelle-Saint-Florent, Le Marillais où elle se jette dans la Loire (rive gauche) un peu en aval de Saint-Florent-le-Vieil.

Ce qui vaut le détour, ce sont de Vezins à Saint-Florent-le-Viel, la quarantaine de ponts, bien sûr les moulins et chaussées, points de repères sur la rivière (La Chaperonnière, le Moulin de Moine, le Moulin Neuf, Moulin de la Gabinière, Moulin-Chauvreau, Moulin-Rochard...) et surtout la traversée du Cirque de Courossé, falaise impressionnante dominant la rivière.

« La végétation épaisse de ses rives, l’étroitesse de son cours, la noirceur de son eau « mangeuse d’ombres » et ses coteaux surplombants, donnent à cette rivière un caractère mystérieux, celui d’un canton retranché de la terre dont la barque seule pouvait livrer la clef » (Julien Gracq).

Sur la route et à proximité de l'Èvre
Renseignements utiles

  • Grand calvaire entre Nuaillé et Trémentines : une croix est placée sur un globe terrestre, lui-même soutenu
    par 5 colonnes formées chacune de 4 rouleaux à battre le grain avec l’inscription :
    « Au Christ Roi Sauveur du Monde, mission de 1934 ».
  • Site de la mairie de Trémentines
  • Colline des Gardes : Point culminant de Maine-et-Loire à 217 mètres d'altitude.
    Saint-Georges-des-Gardes est le village le plus haut de Maine-et-Loire.
  • Abbaye Notre-Dame des Gardes : site remarquable riche de magnifiques vitraux, de statues, de reliquaires.
    Abbaye Notre-Dame des Gardes
    Wikipédia

Puis de Chemillé jusqu'aux environs de Beaulieu-sur-Layon en passant par Chanzeaux nous allons tutoyer l'Hyrôme sans jamais le franchir.
L'Hyrôme coule dans le département de Maine-et-Loire. L'Hyrôme prend naissance sur le territoire de la commune de Saint-Georges-des-Gardes. Il se dirige vers le nord-est, direction qu'il ne quitte plus jusqu'à la fin de son parcours de 27,3 km. C'est un affluent du Layon en rive gauche, donc un sous-affluent de la Loire par le Layon. Il rejoint celui-ci à Saint-Lambert-du-Lattay, à une dizaine de kilomètres en amont du confluent de ce dernier avec la Loire. L'Hyrôme a 8 affluents contributeurs référencés dont le plus important est l'Aubance (8,6 km) qu'il ne faut pas confondre avec l'affluent direct de la Loire qui s'appelle également Aubance. L'Hyrôme traverse ou longe d'amont en aval les six communes suivantes : Saint-Georges-des-Gardes, Melay, Chemillé, Valanjou, Chanzeaux et Saint-Lambert-du-Lattay, toutes situées dans le département de Maine-et-Loire.

L'Hyrôme est une rivière relativement peu abondante mais très irrégulière à l'instar de ses voisines de la région de l'ouest du bassin de la Loire coulant sur le vieux socle armoricain peu perméable. L'Hyrôme présente des fluctuations saisonnières de débit fort marquées. Les hautes eaux se déroulent en hiver ; à partir de la seconde partie du mois de mars, le débit baisse rapidement jusqu'aux basses eaux d'été qui ont lieu de juin à septembre inclus, le cours d'eau se réduisant en cas de période quinquennale sèche à quelques filets d'eau. Quant aux crues, elles peuvent être extrêmement importantes, compte tenu de la petitesse du bassin versant.

Sur la route et à proximité de l'Hyrôme
Renseignements utiles

  • De Cancelis à Chanzeaux, un très riche patrimoine : La Chapelle Saint-Ambroise - Les moulins à eau et à vent-cavier et bien d'autres découvertes : site du patrimoine local de Chanzeaux.
  • Le Château de Chanzeaux : son site
    « Construit sur les bords de l’Hyrôme au début du XVIIIe siècle, la demeure seigneuriale de Chanzeaux était une grande maison bourgeoise. [...] Elle fut achetée en 1769 par Jacques GOURREAU de l’Espinay, lieutenant au Présidial d’Angers et bientôt maire de cette ville. Incendiée en 1794, elle est restaurée une première fois en 1801. [...]. Par l’achat et l’échange de terrains le domaine s’agrandit et en 1845, Louis Gourreau fait détourner à ses frais la route Chalonnes–Vihiers qui passait au ras de la cour d’honneur. Devenue la propriété de la Comtesse de Quatrebarbes en 1846 à la mort de son père Louis Gourreau, la demeure est transformée entre 1846 et 1848 par Rose et Théodore de Quatrebarbes selon les plans de l’architecte Hodé. »
  • Les gîtes à proximité de Chanzeaux

Comme beaucoup de cours d'eau, le Layon constitue une frontière. Au cours du XIe siècle, sous Charles le Chauve il servit à délimiter les régions du Poitou et de l'Anjou. Elle forme aussi la ligne de démarcation entre républicains et royalistes pendant les Guerres de Vendée. A ce titre les ponts situés sur le Layon avaient une valeur stratégique.
Les ponts pouvaient également servir de lieu de péage, pour lever des impôts, la gabelle par exemple sur le Pont-Barré qui date du XIIe siècle.

Le Layon est une rivière des régions Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire, affluent en rive gauche de la Loire, long de 84 km. A l'origine, le Layon s'appelait l'Ara (fluvius Are, 1040, Ara fluvius, 1140). Actuellement ce serait un diminutif de l'Arayon devenant Layon.
Mais si, au nom du Layon, le linguiste Albert Dauzat suppose une origine préceltique avec la racine hydronymique Ar, on n'écarte pas d'autres possibilités comme la racine prélatine Ledo : la forme médiévale de "Layon" est Ladio. On peut y voir aussi une interférence avec la racine latine Aqua ou celle préceltique (qui lui est cousine) Awa. Notons aussi au passage que la racine prélatine Ledo n'est guère éloignée de celle, celtique, Bedo, qui évoque le lit d'une rivière et donnera le français « bief », et les allemands et anglais Bett et Bed.
Il est aussi appelé « Canal de Monsieur », en référence au frère du roi Louis XVI, comte d'Anjou et de Provence, futur Louis XVIII, qui ordonna la canalisation de cette ri
vière.

Le Layon prend sa source dans le département des Deux-Sèvres au sud-est de Saint-Maurice-la-Fougereuse dans l'étang de Beaurepaire. Il se jette dans la Loire à Chalonnes-sur-Loire après un parcours de 84 km. Après une dizaine de kilomètres, il pénètre dans le département de Maine-et-Loire où se situe la majeure partie de son cours. En aval, le cours d'eau emprunte un accident géologique majeur : la faille du Layon. Cette faille se prolonge jusqu'à la pointe sud de la Bretagne. La rivière borde la Corniche Angevine sur plusieurs kilomètres avant de rejoindre la Loire à Chalonnes-sur-Loire à la cote 11,20 m.

Les principales communes traversées sont : Cléré-sur-Layon ; Passavant-sur-Layon ; Nueil-sur-Layon ; Les Verchers-sur-Layon ; Concourson-sur-Layon ; Saint-Georges-sur-Layon ; Faveraye-Mâchelles ; Thouarcé ; Rablay-sur-Layon ; Beaulieu-sur-Layon ; Saint-Aubin-de-Luigné ; Chaudefonds-sur-Layon ; Saint-Lambert-du-Lattay.

Ces affluents sont : la Gaubretière, 11 km (rg) - le Pont-Moreau, 12 km (rg), qui arrose Les Cerqueux-sous-Passavant - la Soire, 18 km, qui conflue (rd) à Nueil-sur-Layon - le Douet, 14 km (rd) - le Livier, 13 km (rg), qui arrose Tancoigné - le Lys, 29 km (rg), qui baigne Vihiers - l'Arcison, 17 km (rg) - le Javoineau, 19 km (rg) - le Dreuille, 11 km (rg) - l'Hyrôme, 27 km (rg), qui passe à Chemillé - le Jeu, 21 km (rg), qui rejoint le Layon à Chalonnes-sur-Loire. (rd) = affluent rive droite ; (rg) = affluent rive gauche. (Source Wikipédia)

Comme nous l'avons vu, 63 km du Layon furent canalisés de Concourson-sur-Layon, à la cote 49 m, jusqu'à Chalonnes-sur-Loire, à la cote 11,20 m, au XVIIIe siècle, ouvrage nécessitant entre 18 et 28 écluses selon les sources mais 18 à 20 paraît le nombre le plus proche de la réalité. Ce canal, œuvre de Cadet de Limay, commencé le 22 septembre 1774, mis en service le 23 décembre 1776, les travaux se poursuivant jusqu'en 1779, avait pour but de donner un débouché sur la Loire aux *mines de houille de Saint-Georges-Châtelaison, aujourd'hui Saint-Georges-sur-Layon mais aussi de Saint-Aubin-de-Luigné et de Chaudefonds-sur-Layon. La compagnie concessionnaire à l'origine de sa création étant la Compagnie des Mines de Saint-Georges (17 août 1774). Mais ce sont les Hollandais entreprenant de canaliser le cours inférieur du Layon dès le XVIIe siècle, qui sont les véritables initiateurs de ce projet. Car si le charbon était transporté par voie terrestre pour un usage local, les négociants hollandais exportaient les vins blanc doux de la région vers l'Europe du Nord faisant ainsi la fortune du vignoble du Layon. Ils installèrent des entrepôts aux Ponts-de-Cé empruntant la Loire entre la mer et les Ponts-de-Cé, en passant par Nantes.
Hélas, nous sommes à la veille de la Révolution et des Guerres de Vendée, les Blancs comme les Bleus au gré des combats détruisirent ponts et écluses. Il faudra attendre le début du XIXe siècle pour assister à une nouvelle exploitation des mines de charbon. *Voir également : Les grandes « Classiques » de Cholet Vélo Sport : La Loire.

Sur la route et à proximité du Layon
Renseignements utiles

Notre prochaine rencontre après avoir traversé la Forêt de Beaulieu, « franchi » le Rau de la Planche, zigzagué dans les incontournables vignobles de l'Aubance sur un plateau entrecoupé de vallons en pente douce vers Mozé-sur-Louet et Denée, sera l'Aubance.

« Autrefois, l’Aubance était une rivière capricieuse ; parfois violente l’hiver, et prenant des allures d’oued africain l’été. En 1959, année particulièrement sèche, l’eau ne courrait pas encore au début du mois de décembre à Saint-Melaine-sur-Aubance. Par contre en période pluvieuse, l’Aubance, large ordinairement de quelques mètres, inonde la vallée et atteint par endroit plusieurs dizaines de mètres. Les 3 et 4 novembre 1960, elle noya brusquement la vallée entrant par effraction dans les maisons les plus basses, passant par-dessus le Pont aux Moines (commune de Saint-Melaine-sur-Aubance), écumant et tourbillonnant tel un torrent. Ce scénario se produisit une nouvelle fois deux mois plus tard. De mémoires d’hommes on n’avait jamais vu cela, même si on retrouve des traces de crues violentes depuis juin 1575. » ©Le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement de l’Aubance

L'Aubance coule uniquement dans le département de Maine-et-Loire, entre Loire et Layon sur 35,7 km.

L'Aubance prend sa source à Louerre grâce à une résurgence de nappe en domaine karstique, à l'ouest de la forêt de Milly. Son cours, paisible comprenant de nombreux méandres, se dirige d'abord vers le nord-ouest puis s'incurve doucement vers l'ouest. L'Aubance se jette finalement dans un bras de la Loire en rive gauche appelé Louet en amont de la localité de Denée, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest d'Angers. Sa pente moyenne est de 0,134 %.

C'est un lieu de pêche apprécié, mais l'Aubance est surtout connu pour ses « Coteaux de l'Aubance », vin blanc liquoreux produit par de nombreux viticulteurs de la région.

Les communes traversées par l'Aubance, toutes en Maine-et-Loire, sont les suivantes (d'amont en aval) : Louerre, Grézillé, Chemellier, Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance, Saint-Saturnin-sur-Loire, Brissac-Quincé, Vauchrétien, Saint-Jean-des-Mauvrets, Saint-Melaine-sur-Aubance, Soulaines-sur-Aubance, Mûrs-Erigné, Mozé-sur-Louet, Denée.

Les fluctuations saisonnières de débit de l'Aubance sont assez importantes. Dès le mois de mars, le débit baisse progressivement tout au long du printemps, pour aboutir aux basses eaux ; en cas de période de sécheresse, le cours d'eau est quasi à sec. D'autre part les crues peuvent être importantes compte tenu de l'exiguïté du bassin versant.

Le réseau hydrographique de l'Aubance compte 18 affluents dont le Montayer (10 km) et le ruisseau de la Planche (6,5 km) constituent les plus importants. L'Aubance n'a pas toujours suivi le cours qu'on lui connaît actuellement comme peuvent en témoigner les cartes datant du XVIIIe siècle.

Le cours de l'Aubance a justifié, en raison du risque d'inondations des zones urbaines riveraines et des besoins agricoles (élevage, culture du maïs, présence de vergers et de pépinière), d'importants aménagements, sur une période de 14 ans entre 1965 et 1979, avec la création d'un nombre important de retenues sur l'ensemble de son cours grâce à l'utilisation de portes à clapets, tout en maintenant un plan d'eau en période d'étiage.

Le vignoble de l'appellation d'origine contrôlée « Coteaux de l'Aubance » est situé dans la région viticole de la Vallée de la Loire au sud d'Angers, s'étendant sur 10 communes : Brissac-Quincé, Denée, Juigné-sur-Loire, Mozé-sur-Louet, Mûrs-Erigné, Saint-Jean-des-Mauvrets, Saint-Mélaine-sur-Aubance, Saint-Saturnin-sur-Loire, Soulaines-sur-Aubance et Vauchrétien.


©Le vignoble de l’Aubance - Brissac-Loire-Aubance

Sur la route et à proximité de l'Aubance
Renseignements utiles

  • Site de la commune de Denée : Une étape campagnarde après la visite des hauts lieux touristiques de la région d'Angers. Un site très riche.
  • Site de la commune de Mûrs-Erigné : Hébergements et restauration aux portes d'Angers.
  • Site du Château de Brissac : Plus haut château de France, Brissac, avec sept étages et 204 pièces, mérite son surnom de “Géant du Val de Loire" : « Brissac est un château de famille qui fait partie d’un domaine comprenant également une forêt, un vignoble de 28 hectares, et un parc paysagé. Ce domaine appartient à la même famille depuis le 26 mai 1502, date d’achat de la seigneurie de Brissac par un gentilhomme angevin, René de Cossé. 505 ans plus tard, en 2007, ses descendants, le marquis et la marquise habitent toujours cette demeure avec leurs quatre enfants. La façade de Brissac est de style Louis XIII. Elle fut élevée au début du XVIIe siècle, mais elle est restée inachevée. Elle est encadrée par deux tours médiévales, qui sont les derniers vestiges d’un château plus ancien, construit au XVe siècle par Pierre de Brézé, ministre de Louis XI. »
  • Office du tourisme Brissac-Loire-Aubance : la région Brissac-Loire-Aubance est une invitation à conjuguer les divers caractères de l'Anjou...
    • Le Patrimoine : La Loire ; le château de Brissac ; les demeures et manoirs ; le patrimoine religieux ; les moulins.
    • Le Vignoble : Appellations ; les vignerons en Loire Aubance ; Circuits découverte du vignoble.

Après Denée nous franchissons l'Aubance puis quelques kilomètres après le Louet sur le « Pont du Port-qui-tremble ».

Contrairement à ce que son nom indique, le Louet n'est pas une rivière. C'est un long bras de Loire sur sa rive gauche.
C'est un bras de Loire, long d'une trentaine de kilomètres formé entre Les Ponts-de-Cé et Chalonnes-sur-Loire :
En 1588, une inondation détruisant tout sur son passage arrache la levée de Juigné-sur-Loire et s'engouffre dans la Vallée. Ce flux rejoint une petite rivière qui prenait sa source à Saint-Jean-des-Mauvrets pour se jeter dans la Loire à Mûrs-Erigné, créant ainsi un nouveau bras qui rejoint Chalonnes-sur-Loire. Ainsi naquit le Louet ! C'est donc le plus long bras du fleuve en Maine-et-Loire.
Le Louet traverse les communes de Juigné-sur-Loire, Mûrs-Erigné, Denée, Rochefort-sur-Loire, Chalonnes-sur-Loire.
Le Louet passe également aux pieds de la Corniche Angevine.

Sur la route et à proximité du Louet
Renseignements utiles

  • Le jeu de Boule de fort : Ce jeu est essentiellement implanté en Maine-et-Loire. En effet, le département compte quarante-huit sections et trois cent soixante et onze sociétés. Quelques jeux sont recensés en Loire-Atlantique, Mayenne, Sarthe et région Centre. Ce jeu est étroitement lié à la Loire et à ses affluents.
  • Le jeu de Boule de fort : L'historique ; la société ; le jeu ; le parler : expressions et vocabulaire à connotation sexuelle.
  • La Perche Trélazéenne : Fondée à Saint-Saturnin en 1909, l’Association des Pêcheurs à la ligne du 8e cantonnement de la Loire (Saint-Saturnin, Trélazé) prend à partir du 1er juillet 1930 la dénomination « Association Syndicale des Pêcheurs à la Ligne de Trélazé et Environs, avec pour titre : "La Perche Trélazéenne". Tout sur la pêche en Loire et ses affluents : L'Authion, le Louet, l'Aubance.

Que dire de la Loire, dix pages que dis-je vingt pages ni suffiraient pas ; ce n'est d'ailleurs pas notre propos et d'autres en ont tellement mieux parlé que je ne pourrais le faire...


©Blog de Terres de Loire

La conquérante, la fantasque, la rivière aux menteuses langueurs, aux brusques et terribles colères…
elle est sauvage, sauvagement libre ; elle se garde et brise toute contrainte, d'où qu'elle vienne.»…
(Maurice Genevoix, La Loire, Agnès et les garçons).

La Loire est donc une rivière
Arrosant un pays favorisé des cieux,
Douce, quand il lui plaît, quand il lui plaît si fière
Qu'à peine arrête-t-on son cours impérieux.
Elle ravagerait mille moissons fertiles,
Engloutirait des bourgs, ferait flotter des villes,
Détruirait tout en une nuit…
Si le long de ses bords n'était une levée
Qu'on entretient soigneusement.
Jean de La Fontaine


Le Val-de-Loire, tel qu'il a été inscrit en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, désigne la partie de la vallée de la Loire située entre Sully-sur-Loire (dans le Loiret) et Saint-Florent-le-Vieil (en Maine-et-Loire). Il constitue un site exceptionnel pour sa diversité biologique ainsi que pour sa richesse historique et culturelle.

Nous nous intéresserons donc à ce qui nous concerne, c'est à dire à La Loire à vélo.

« Voici, en quelques chiffres, ses caractéristiques que l'on peut lire sur le site dédié :
    • C'est à terme 800 km dont environ 600 réalisés en 2009, 2 régions traversées, 6 départements (le Cher, le Loiret, le Loir-et-Cher, l'Indre-et-Loire, le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique), 6 agglomérations (Orléans, Blois, Tours, Saumur, Angers et Nantes) et une vingtaine de gares SNCF accessibles aux vélos (service de wagons aménagés à bord des trains Interloire entre Orléans et Le Croisic : 5 € en 2011).
    • Sur les 800 km de l’itinéraire de La Loire à vélo, 2/3 des axes longeront la Loire, 27% seront en voie verte cyclable, 24% en partage de route sans transit et 37% sur des routes à faible circulation (moins de 500 véhicules/jour) ; 12 % seront des pistes et bandes cyclables. 300 aires d’arrêt sont également prévues pour l’accueil des touristes à vélo. » (©La Loire à Vélo : http://www.loireavelo.fr/)
      On y découvre le Val-de-Loire grandeur nature : la faune, la flore ; les îles au gré du fleuve ; la Loire et sa vallée vue d'en haut, ses beaux panoramas... Les vignes et ses vins dont la spécificité est tirée pour une grande part de son terroir, de la nature des sols, de la douceur de son climat... Les châteaux et les nombreux monuments.
      Le nom déposé « Loire à vélo » correspond uniquement à l'itinéraire en région Centre et Pays-de-la-Loire. L'ensemble du projet est nommé EuroVelo 6. L'EuroVelo 6 ou EV6 ou " Eurovéloroute des Fleuves ", est une véloroute de type EuroVelo qui relie Saint-Nazaire à Constanta. C'est la plus célèbre véloroute européenne, elle traverse l'Europe d'Ouest en Est, de l'océan Atlantique à la Mer Noire en passant par dix pays.

Sur la route et à proximité de la Loire
Renseignements utiles

  • La Loire à Vélo
  • Paysages du Val de Loire : L'avenir de nos paysages nous concerne tous
  • Informations touristiques du Val de Loire : Le Val-de-Loire est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 30 novembre 2000. L’inscription concerne spécifiquement le Val-de-Loire et le périmètre
    situé en général entre les deux coteaux le bordant de Sully-sur-Loire (45) à Chalonnes-sur-Loire (49) sur une longueur de 280 km et près de 800 km².
  • Béhuard : La plus petite "Cité de Caractère" d'Anjou

La Loire sitôt traversée sur le pont Dumnacus entre Saint-Maurille et les Ponts-de-Cé, nous franchissons l'Authion puis empruntons
à nouveau le circuit de la Loire à vélo.

L'Authion est un cours d'eau de plaine marqué par une très faible pente, essentiellement angevin, dont le cours est parallèle à la Loire sur plusieurs dizaines de kilomètres. C'est un affluent direct de la Loire en rive droite qui prend sa source en Indre-et-Loire près de Bourgueil, à Hommes, à la fontaine de la Favrie. Sa longueur est de 61 km. Elle se jette dans la Loire près d'Angers entre Sainte-Gemmes-sur-Loire et les Ponts-de-Cé à la cote 15,15 m.
Les principaux affluents de l'Authion sont : le Changeon, le Lane, le Lathan et le Couasnon. Les communes traversées sont en Indre-et-Loire : Hommes, Rillé, Gizeux, Benais, Bourgueil, Saint-Nicolas-de-Bourgueil et en Maine-et-Loire : Brain-sur-Allonnes, Allonnes, Vivy, Les Rosiers-sur-Loire, Mazé, Corné, Brain-sur-l'Authion, les Ponts-de-Cé.
C'est une rivière naturelle aménagée en tronçons par 8 barrages effectivement navigable à partir de Pont-Rouge sur 29 km.
L'agriculture, surtout dans la région appelée « Val d'Authion », tient une place importante tournée vers des cultures spécialisées (horticulture, maïs semence, maraichage). L'arboriculture ainsi que la viticulture (zone AOC Bourgueil - Saint-Nicolas-de-Bourgueil) modèlent également le paysage. Les zones forestières font également partie du paysage mais sont situées principalement dans la partie orientale du bassin versant.
L’Authion, aux paysages calmes, verdoyants et pittoresques engendrant la quiétude, est propice à la promenade, à la pêche, à la découverte de la faune constituée de hérons cendrés, de poules d’eau, de cormorans et de canards colverts.

Sur la route et à proximité de l'Authion
Renseignements utiles



Alors rivière ou non, difficile de trancher tant les avis diffèrent malgré l'aide de l'étymologie !

Voici succinctement ce que l'encyclopédie Wikipédia nous apprend :
Selon certains auteurs, la Maine serait une rivière très particulière puisqu'elle n'aurait pas de source ; elle naîtrait du confluent de la Mayenne et de la Sarthe, grossie du Loir et aurait un parcours très court de 12 km. Elle se jette dans la Loire au niveau de la commune de Bouchemaine, amplifiant sensiblement l'envergure du fleuve.
Certains autres auteurs estiment cependant que la Maine n'est pas une rivière particulière : elle ne serait que la dénomination locale de la Mayenne sur la partie angevine de son cours, entre Château-Gontier et la Loire. Selon ces mêmes auteurs, l'hydrotoponyme " la Maine " concernerait un parcours de 53 kilomètres.














La Maine à La Pointe

Le nom de la rivière est dérivé du mot Maienne (Meodena monnaie mérovingienne, Meduana IXe siècle). Ce nom est une forme locale, utilisée en aval de la rivière, du mot Mayenne utilisé plus en amont. D'ailleurs, lorsque l'Assemblée constituante a créé en 1790 le département qui devait succéder à l'Anjou, elle l'a très correctement dénommé Mayenne-et-Loire. Mais les Angevins se sont récriés : ce n'était pas du tout de cette façon qu'ils avaient l'habitude de désigner leur rivière. Et ils ont obtenu, le 12 décembre 1791, que leur département changeât de nom. Malgré ce changement de nom, la Maine est bien la continuité de la Mayenne.
C'est seulement la Révolution, et le respect légitime d'une particularité locale, qui ont créé une rivière, vraiment nouvelle puisqu'elle est sans source. La localité de Montreuil-sur-Maine, qui est située sur la Mayenne, est là pour rappeler aux géographes angevins que la Maine, comme presque toutes les rivières du monde, a bien une source. Cette source est située près de Pré-en-Pail au Mont des Avaloirs.
Par décret en date du 23 février 2010, est classé, parmi les sites du département de Maine-et-Loire, l'ensemble formé par la confluence Maine - Loire et les coteaux angevins sur le territoire des communes d'Angers, Béhuard, Bouchemaine, Denée, La Possonnière, Mûrs-Erigné, Rochefort-sur-Loire, Sainte-Gemmes-sur-Loire, Saint-Jean-de-la-Croix et Savennières.

La Maine et les Basses vallées angevines
« Le territoire des Basses Vallées Angevines correspond à une vaste zone humide d'environ 4 500 ha situées au nord et au sud d'Angers, traversée par trois rivières : la Mayenne, la Sarthe et le Loir qui forment la Maine avant sa confluence avec la Loire. Il s'agit d'un Espace Naturel Sensible qui fait donc l'objet d'actions de conservation et de mise en valeur par le Département du Maine-et-Loire. Cette étendue inondable de basse altitude, d'où son appellation (de 14 m en aval à 19 m amont) est la dernière grande zone alluviale naturelle en France. Ce site Natura 2000 présente un paysage composé de prairies naturelles, de bocages, de rivières et de peupleraies. C'est pourquoi, elles sont composées de milieux riches abritant une flore et une faune d'une grande diversité, ce qui est renforcée par une situation climatique très favorable. »
("Blog de Terres de Loire")

Sur la route et à proximité de la Maine
Renseignements utiles

Le Jeu est un ruisseau coulant totalement en Maine-et-Loire, d'une longueur de 24 km, dont le bassin versant est d'une superficie de 95,3 km² et dont la pente moyenne est de 4,9 %. Il prend sa source à l'étang de la Gilière sur la commune de Saint-Quentin-en-Mauges non loin du château du Martreil. Ses affluents sont les ruisseaux de la Frémondière, de la Morosière, de l'Harvourie, de la Bréchotière, du Pas-Chevreau et du Juret. Il traverse les communes de Saint-Quentin-en-Mauges, Sainte-Christine où il servait de bief à quatre moulins aujourd'hui disparus, Neuvy-en-Mauges, La Jumellière, Chaudefonds-sur-Layon, avant de rejoindre le Layon entre le marais de l'Onglée et les fours à chaux à Chalonnes-sur-Loire.

Le Jeu à Saint-Laurent-de-la-Plaine

La vallée du Jeu sur les communes de Chalonnes sur Loire, Chaudefonds sur Layon, La Jumellière, Neuvy en Mauges et Saint Laurent-de-la-Plaine est classée en Zones Naturelles d'Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique. Cette vallée encaissée présente des paysages variés : boisements frais, zones de pelouses silicicoles et de landes sèches, escarpements rocheux, rivière calme présentant de petites cascades au niveau des biefs d'anciens moulins et prairies naturelles de fond de vallée. La flore et la faune y sont variées, la faune y trouvant refuge dans un environnement très modifié par l'agriculture. (Source : Dreal des Pays-de-la-Loire)
En voie de disparition dans le Maine-et-Loire, la Cigogne Noire vit dans les vieilles forêts aux multiples ruisseaux et étangs.
Également menacé de disparition, le héron pourpré vit dans des zones humides.
Les autres animaux en voie de disparition vivant près des rivières sont la loutre et la genette. La gogane est une fleur protégée des prairies inondables au mois d'avril ainsi que la Fritillaria meleagris.

Sur la route et à proximité du Jeu
Renseignements utiles

Voilà la balade est terminée !
Si vous voulez l'effectuer comme un bon entraînement en début de saison ou pour entretenir votre condition physique au cours de l'été ou de l'automne vous devez pouvoir l'accomplir en 6 ou 7 heures.
Par contre, ce circuit est propice à la découverte de notre belle région. Les paysages sont variés, façonnés par les ruisseaux, les rivières, un fleuve encore sauvage mais aussi par la main de l'Homme. La faune et la flore sont très diverses ; les zones protégées sont nombreuses. L'histoire est riche en faits et en légendes. A vous de les découvrir en prenant votre temps, en y allant et en y retournant.

Merci à Jean Chotard, membre de Cholet Vélo Sport, qui a proposé ce circuit qu'il effectue régulièrement et qui m'a servi de trame pour réaliser cette page.


Renseignements généraux sur les rivières et le patrimoine du Maine-et-Loire

- Bonne route et bonnes découvertes -
« Profitez de la vie, il est plus tard que vous ne le pensez ! »
(Proverbe chinois)

© Jean-Luc LANGERON - 5 mai 2011 - 15 août 2011.
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