Bienvenue sur le site de

CHOLET VÉLO SPORT

Club affilié à la FFCT sous le numéro 00843 - Ligue des Pays de la Loire.

Les grandes « Classiques » de Cholet Vélo Sport
La
Primavera
Souvenir Raymond Pernot


Ce parcours traditionnel de Cholet Vélo Sport, vers le Bocage Vendéen, ses collines et ses vallons, ses forêts et ses étangs, ouvre véritablement la saison cycliste et contribue, étant donné sa difficulté, à améliorer la forme de chacun.

Ce parcours a été conçu par Monsieur Raymond Pernot (1911- 2003), ancien président de Cholet Vélo Tourist, club adhérent à la FFCT, et ancien vélociste installé 91, rue des Deux-Ponts à Cholet jusqu'à sa retraite.
Son atelier, une petite pièce sombre, si mes souvenirs datant de 1974, date de l'achat de mon premier vélo, ne me trahissent pas, éclairée par une lumière blafarde, était une vraie caserne d'Ali Baba, un désordre organisé, où tout était retrouvé.

D'un coup d'oeil, ils nous jaugeait, point de cabine de prise de mesures, et 8 jours plus tard nous voilà équipé du super vélo de nos rêves parfaitement réglé à nos cotes : un solide cadre en acier, une selle en cuir Idéale rodée main, fabricant, des roues montées mains avec des jantes à boyau Super Champion, des moyeux Maxi C.A.R.(1), des freins Mafac, , un dérailleur Simplex, une transmission 10 vitesses, le must ! La facture était établie d'une écriture soigneuse, sur la table de la cuisine autour d'un verre de « Petit Jaune ».
En prime, un tableau des développements et surtout les sept préceptes
de Paul de Vivie dit Vélocio en guise de conseils.
A sa retraite, toujours passionné de cyclotourisme, Monsieur Pernot s'est retiré à l'ombre du Ventoux où il repose éternellement au paradis des cyclistes à Mollans-sur-Ouvèze.
(1) C.A.R : initiales de Charles-Albert Ripet, constructeur de vélo à Lyon à partir de 1930.

Souvenir Raymond Pernot
Cholet (Place du Cardinal Luçon)
Le Puy-Saint-Bonnet
Rochard (1)
Chambretaud (2)
Les Enfrins (l'Ansommière - 243 m)
(3)
Les Herbiers
Ardelay (4)
Château de Boistissandeau (5)
Saint-Paul-en-Pareds
Forêt de la Pélissonnière (6)
Saint-Prouant
Monsireigne
Chavagnes-les-Redoux
Mouilleron-en-Pareds (7)
Saint-Germain-l’Aiguiller
Le Puy-Germon
La Meilleraie-Tillay
Château du Fief-Milon (8)
Le Boupère (9)
La Croix-Bara
(10)
Saint-Mars-la-Réorthe
Le Puy-du-Fou (cote du Fossé)
Saint-Malô-du-Bois
Saint-Laurent-sur-Sèvre (11)
Le-Puy Saint-Bonnet
Cholet (Périphérique)
0
7
8
7
4
5
2
2
1,5
5,5
3
2
4
7
1,5
6,5
2
4
4
7
1,5
2,5
8
4
4
6
0
7
15
22
26
31
33
35
36,5
42
45
47
51
58
59,5
66
68
72
76
83
84,5
87
95
99
103
109

*Les sites visités
Calcul openrunner : 109,231 km — D+ : 882 mètres
http://www.openrunner.com/index.php?id=878706

Un parcours vallonné
à travers le bocage vendéen

Rochard et la Sèvre nantaise

C'est le premier obstacle sur notre route.

Le nom de la Sèvre nantaise est tiré de la racine préceltique Sab, désignant un élément liquide, et du suffixe ara, également préceltique. La première apparition du nom dans un texte date de 1085, sous la forme Sevria. On trouve encore la forme Separa en 1189.
La Sèvre nantaise prend sa source à 215 m d'altitude sur le plateau de Gâtine, au village des Gâs sur la commune de Neuvy-Bouin dans les Deux-Sèvres. Elle traverse ensuite les départements de la Vendée, de Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique selon une direction nord-ouest, avant de se jeter dans la Loire à Nantes. La rivière serpente calmement pour traverser des paysages verdoyants habités par une faune locale abondante. Son trajet est constellé par une multitude de moulins à eaux qui ont profité pendant des siècles du courant de la Sèvre nantaise. Certains sites sont particulièrement touristiques comme les abords du château de Tiffauges (parfois appelé château de Barbe bleue en raison de Gilles de Rais, son résident le plus célèbre ainsi surnommé), le château et le domaine italianisant de la Garenne Lemot surplombant la rivière à Clisson ou encore la « Chaussée des Moines » de Vertou.
La Sèvre nantaise (photo ci-contre : la Sèvre à Rochard) présente des fluctuations saisonnières de débit fort marquées, avec des hautes eaux de fin d'automne-hiver portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 31 et 68 m3 par seconde, de novembre à mars inclus (avec un maximum en janvier), et des basses eaux de fin d'été-début d'automne, allant de début août à octobre inclus, amenant une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 2,73 m3 au mois d'août, ce qui est très bas. Quant aux crues, elles peuvent être fort importantes, caractéristique partagée par la plupart des affluents de la Loire. Le débit journalier maximal enregistré à Nantes durant cette période, a été de 604 m3 par seconde le 22 janvier 1995. Il est intéressant de comparer ces débits de crue de la Sèvre nantaise à ceux de deux affluents importants de la Seine en amont de Paris, la Marne et l'Yonne tous deux en fin de parcours. Ainsi, les crues de la relativement modeste Sèvre nantaise l'emportent sur celles de la Marne, et se rapprochent des débits parfois redoutés de l'Yonne. Au total, la Sèvre nantaise est une rivière abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 336 mm annuellement, ce qui est un peu supérieur à la moyenne d'ensemble des rivières de la France tous bassins confondus, mais surtout nettement plus élevé que la moyenne du bassin de la Loire (244 mm).
Sources : « Cours d'eau : rivière la sèvre nantaise » (M7--024-) [archive], Sandre.
http://www.vendeesevretourisme.fr

Chambretaud et Les Enfrins

Chambretaud fait partie du Poitou historique. Cette bourgade est considérée comme la capitale mondiale de la production de perdrix et faisans. La ville est aussi connue comme La Cité de la Mariée en raison de la légende de sa mariée, abandonnée au pied de l'autel par son futur.
L'altitude moyenne de la commune est de 197 mètres. Le bourg de Chambretaud s'est créé sur les hauteurs d'une colline à 205 mètres d'altitude. Son point culminant se situe au Sud à 243 mètres d'altitude près du lieu-dit de L'Ansommière, entre Les Enfrins et Le Mont des Alouettes. Tandis que son point le plus bas est à 148 mètres d'altitude à l'ouest près du lieu-dit de La Boucherie dans le lit de la rivière la Crûme.
L'église Notre-Dame-de-la-Nativité et son clocher de granit haut de 50 m (Photo ci-dessous).

Anecdotes locales :

Chambretaud était la seule commune de France, jusqu’en 1980, qui ne fêtait pas le 14 Juillet, en souvenir des massacres de 1793, durant les Guerres Vendéennes.

Chambretaud est connu pour sa légende du folklore vendéen « La mariée de Chambretaud », reposant toutefois sur un fait historique liè au Second Empire, au cours des années 1854 et 1855 : la France en guerre contre les Russes pour la conquête de Constantinople. Les contingents de soldats de métier étant décimés, le gouvernement de Napoléon III dut faire appel à des volontaires métropolitains pour renouveler le corps expéditionnaire. Les autorités décidèrent d'envoyer en priorité les hommes célibataires. Célibataire endurci mais cependant rusé, un chambretaudais fit une demande en mariage auprès d'une vieille fille au célibat prolongé et la date du mariage fut fixée au 8 septembre 1855, ce qui lui permettait d'échapper à l'incorporation. Ayant appris le matin du mariage que Sébastopol était prise, il en a conclu que la guerre était terminée et qu'il se trouvait libre vis-à-vis des autorités militaires et des engagements civils qu'il s'apprêtait à souscrire. Il disparut momentanément et laissa la pauvre mariée aller toute seule à la mairie. Pauvre mariée abandonnée ! Mais quelques mois plus tard, conscient de la peine qu'il avait causée, le galant se racheta et épousa enfin celle qu'il avait délaissée de façon aussi inexplicable qu'inattendue.
Les organisateurs de la kermesse de Chambretaud composèrent la chanson titrée « La mariée de Chambretaud » en patois poitevin pour la fête du 13 août 1939 dont voici la traduction :

Ce n'est pas pour dire, mais Chambretaud
Est un pays comme il faut :
Toutes les filles ne s'y marient pas,
Il en reste toujours sur le carreau.
Enfin, voici ce qui est arrivé ;
Cela m'a été raconté
Tel que cela s'est passé
Par le curé Bienaisé,
Voici ce qu'il m'a dit :
" Lui, Jean Loiseau,
Non pas qu'il fût sot,
Était pratiquement vieux garçon
Et cela ne lui souriait pas
De partir à la guerre.
Napoléon ayant dans l'idée
D'y envoyer tous les vieux garçons ;
Il y avait un moyen de l'éviter,
C'était une belle fille
Qui avait de beaux yeux, et des sourcils
Encore plus beaux...
Ce qui est certain :
Comme il fallait se hâter,
Quinze jours plus tard, ils se mariaient,
À la mairie, Ils ont dit oui ;
En revenant de chez le curé
Ont commencé à se disputer :
Dame, elle avait la réplique !
Comme il était marié devant la République,
Le gars se dit que cela lui suffisait : Il planta là sa mariée...
Toute apprêtée !


« Le Diamant de Chambretaud »
Le nom de la commune a longtemps été orthographié Chambertaud, comme l'atteste une carte Cassini datée de 1772. Son nom vient de l'association des mots : Cham qui signifie champ dans la langue d'oïl. Bertaud ou Bretaud, noms propres d'origine germanique, dérivés de Berhtwald, dont la signification vient du mot Bertha, brillant, renommé, et du mot Valdan, celui qui règne. Chambretaud signifie ainsi « le champ de celui qui règne avec éclat ».
Chambretaud est renommée pour son « diamant » ou pierre de Chambretaud, qui est en fait une fort belle variété de cristal de roche ou quartz à cristallisation naturelle à six faces qui est soit limpide (quartz hyalin) soit enfumé noir, parfois coloré, principalement en rouge par l'oxyde de fer. Ramassé par les cultivateurs à la surface du sol, il servait aux XVIIIe et XIXe siècles à faire des bijoux locaux, en particulier des chatons de bagues. Ils étaient aussi l'objet d'un certain commerce pour les nombreux petits marchands colporteurs du pays qui les revendaient à des joailliers nantais. Sous la Restauration, la fille de Louis XVI, la duchesse d'Angoulême reçu en cadeau une parure en quartz enfumé. D'anciens officiers vendéens en avaient fait faire un collier qu'ils offrirent à la duchesse de Berry lors de son passage en Vendée en 1828. C'est avec cette parure que la duchesse fera son entrée au bal donné en son honneur par la ville de Nantes. Sous la restauration, quand l'abbé Brunauld de Beauregard, ancien vicaire général de Luçon, fut nommé évêque d'Orléans, il reçut un anneau épiscopal dont le chaton contenait une pierre de Chambretaud de la plus belle eau. Pour sa nomination comme évêque de Nagasaki en 1885, ses compatriotes offrirent à Monseigneur Cousin une mître qu'ornaient de superbes pierres de Chambretaud.
Le muséum d'histoire naturelle de Paris possède une améthyste et un spécimen de quartz enfumé, étiquetés comme provenant de la commune de Chambretaud.
Plusieurs quartiers composent le bourg de Chambretaud dont Le Quartier du Diamant, en face de l'aire des Diamants.
Source : Anello Caviglia - 5, rue des Charmes 85500 Chambretaud.
http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-chambretaud.html

Les Enfrins ou Enfreins

Site classé en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, la vallée des Enfreins constitue un des sites les plus remarquables du Haut-Bocage vendéen.
En venant de Chambretaud, peu avant la ligne de crête, sur la gauche, on remarque le petit oratoire de La Renaudière.
D'un véritable balcon, le panorama, offre ici un spectacle étonnant de vallons profonds et tortueux qui semblent préservés de toute présence humaine. Seul le hameau de Coutigny, perdu au bout d'un chemin, laisse discrètement entrevoir de belles maçonneries traditionnelles.
Bien sûr, les sentiers ne manquent pas sur ces hautes terres dites « de géants ». Selon la tradition orale et comme l'atteste également le nom des parcelles le bordant (Le Bordage de l'Allée, Petite et Grande Chaussée, Grand champs du Chemin, La Lande du Chemin... ), le plus pratiqué semble suivre les traces d'une voie gallo-romaine.
C'est d'ici que partent les nombreuses sources du pays des Herbiers, dont celle du Petit-Lay et celle de la Petite Crûme ou Ruisseau de l'Épinay qui prend sa source au hameau de l'Ansommière. En contre-bas, que l'on peine à distinguer, 3 étangs se succèdent. En automne et jusqu'au début de l'hiver, l'essentiel de la vallée est consacré à la chasse.

 


Le bocage vendéen vu des Enfreins
(Photo : http://doque.over-blog.com/)




A la fin de cette plongée grissante, juste avant de parvenir à La Roche du Petit-Bourg des Herbiers, entre deux virages, vous passez sous un pont, sur lequel circulait autrefois la ligne de chemin de fer Vouvant-Cezais - Saint-Christophe-du-Bois c'est à dire Cholet - Fontenay-le-Comte qui est sillonnée maintenant par le train de l’Association du Chemin de Fer de la Vendée après avoir franchi les trois viaducs de la ligne (Barbin, Coutigny, Haute Maunerie).

http://www.vendee-vapeur.fr/fr/la-ligne/descriptif/

 

Ardelay, son château et son donjon

A la fin de la longue traversée des Herbiers, juste après le passage sur un pont de pierre, le château d'Ardelay se présente à vous. Elevé sur une motte féodale où était érigé à l'origine, un château en bois, protégé par une haute palissade, le château d'Ardelay, avec son donjon carré du XVe siècle, ses douves, son pont levis et sa chambre de tir, présente un bel exemple d'architecture de la fin du Moyen Âge. Admirez un des vestiges qui a échappé à la Révolution et aux Guerres de Vendée.
Franchissez le pont-levis restauré à l'ancienne et sa chambre de tir qui donne accès à une petite cour bordée d'un corps de Logis seigneurial du XVIe siècle, de communs du XVIIIe siècle et d'un donjon du début du XVe siècle construit par la famille de Brosses, dont la présence dans les lieux est connue à partir du XIIIe siècle et qui a succédé aux Pareds et aux Chantemerme. En 1421, Marguerite de Brosses apporte Ardelay en dot à Germain de Vivonne. L'écrivain et moraliste François de La Rochefoucauld (1613-1680) en devint propriétaire par mariage.
Après les Vivonne, le château d'Ardelay appartient à différentes familles et est régulièrement habité par ses propriétaires jusque dans les années 1920. Durant la Seconde Guerre mondiale le bâtiment est occupé par des troupes allemandes qui n'hésitent pas, pour se procurer du bois de chauffage, à démonter les poutres des planchers du donjon. Brièvement transformé en exploitation agricole, puis laissé à l'abandon, le château est acquis en 1984 par la commune des Herbiers, qui entreprend une campagne de restauration.
L'ensemble a conservé le caractère austère des fortifications militaires. A l'intérieur, chaque pièce est décorée de grandes cheminées en granit.
Le château est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis le 26 décembre 1927
Son donjon abrite aujourd'hui un centre d'expositions.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Ardelay


Le donjon d'Ardelay
(Photo : http://doque.over-blog.com/)

Château du Boistissandeau

Juste après le Loup Blanc, sur votre gauche, au détour d'un bois, se situe le château du Boistissandeau.
On accède à ce magnifique château, aux superbes façades avec fenêtres à meneaux, blotti dans les bois, par une magnifique allée bordée de hêtres, de charmes et de vieux marronniers. De la grille on aperçoit le corps de Logis construit en 1578, avec son pavillon d'entrée surmonté d'une poivrière en brique rose. Son jardin est à la Française, et sa charmille vieille de 2 siècles. Ici tout est protégé, même les jardins, au titre des Monuments Historiques, depuis 1958.
Si ce château a été le témoin de tueries le 31 janvier 1794, jour où cinq hussards viennent massacrer la vieille châtelaine impotente, Marie Agathe d'Hillerin et ses 2 filles s'y est écrit aussi une magnifique page sur la vie des abeilles.
Au XVIIIe siècle, le savant René Antoine Ferchaud de Réaumur (1683-1757) y a fait de fréquents séjours en compagnie du maître des lieux, Jean-Baptiste Laurent d'Hillerin.
Monsieur d'Hillerin fait aménager dans l'épaisseur d'un mur des cavités assez vastes pour accueillir des essaims d'abeilles. Une sortie donne sur l'extérieur. A l'intérieur une fenêtre à carreaux assure l'étanchéité et permet l'observation.
Réaumur passe de longues heures devant ces ruches vitrées, à contempler son « cher petit peuple », comme il aime à l'appeler. Il publiera ses observations dans son très célèbre « Mémoire pour servir à l'histoire des insectes ».

Sources :
« Abeilles et Fleurs » organe de presse de l'UNAF.
http://www.apistory.fr/PAGES/reaumur.html

Château de la Pelissonnière - Forêt de la Pélissonnière

Peu avant Saint-Prouant, vous traversez une forêt et vous apercevez le Château de la Pelissonnière.
Le château de la Pelissonnière est un ancien manoir du XVIe siècle comprenant un donjon et un manoir principal, transformé au XIXe siècle par le vicomte Zénobe Frottier de Bagneux qui fit installer dans le grand salon la grande cheminée du prieuré de Mouzeuil-Saint-Martin. En 1828, la Duchesse de Berry séjourna au château. Il est aujourd'hui la propriété d'une personne privée.
Ce château est inscrit partiellement (Tour isolée dans le parc : pigeonnier; cheminée Renaissance du logis) au titre des Monuments Historiques depuis le 14 novembre 1997.

La Zone Naturelle d'Interet Ecologique, Floristique et Faunistique inclut la forêt, des mares forestières, un étang et une prairie humide. Les milieux les plus intéressants se trouvent sur les rives de l'étang où la végétation rivulaire est typique. La forêt abrite Peucedanum gallicum, espèce protégée au niveau régional (présente surtout dans les parcelles en régénération). L'observation du Busard Saint-Martin, Circus cyaneus, confirme l'intérêt de la forêt de la Pélissonnière en tant que zone de reproduction et d'alimentation pour cette espèce qui affectionne les zones de coupures forestières. La prairie humide est traversée par un petit ruisseau jalonné de mares, parfois bordées d'une végétation favorable à Coenagrion mercuriale, libellule bénéficiant d'une protection nationale. La prairie humide de la Forestrie a été intégrée à la ZNIEFF forestière en raison de la présence de Coenagrion mercuriale. La quasi-totalité de la forêt a été prise en compte, en vue de conserver l'unité écologique du milieu et les éventuels territoires de la faune.
Source : http://www.pays-de-loire.ecologie.gouv.fr/


Nous voilà enfin parvenu à Mouilleron-en-Pareds,
cette petite bourgade de 1200 habitants, à elle seule, vaut le détour.

Mouilleron-en-Pareds

L'histoire de Mouilleron-en-Pared est marquée par la naissance dans sa commune de trois personnalités : Charles-Louis Largeteau, Georges Clemenceau et Jean de Lattre de Tassigny. Il faut également noter l'existence d'un superbe sentier partant du bourg appelé
le « Sentier des meuniers » utilisé par les meuniers des moulins présents sur la colline pour se rendre à La Chataigneraie située à 10 km afin de s'approvisionner en blé.
Le bourg est riche en monuments et souvenirs :

La commune traversée par deux cours d’eau, le Bay et le Loing tire l'origine de son nom par sa situation :
du latin mullierum, lieu mouillé et latin alparedum, « petites Alpes ».

La fontaine du XVIIIe siècle avec son vieux lavoir : Mouilleron est construit sur l’eau, chaque maison a son puits et le village a sa fontaine publique. Cette fontaine publique est parfaitement conservée en raison de la restauration datant de la fin des années 1980, après celle de 1818 par le maire, Alexis Mosnay, grand-père maternel du général de Lattre, sur un bâtiment du XVIIIe siècle. Il est vraisemblable que son emplacement était le même au Moyen-Age et que cette fontaine existait déjà à l’époque romaine en raison de la présence d’un système d’alimentation en terre cuite, retrouvé lors des différents travaux de restauration.
L'église Paroissiale Saint-Hilaire au clocher fortifié du XIIe siècle possède un remarquable Carillon datant de 1850 formé de treize cloches et clochettes. Toutes les heures retentit un cantique adapté à la période liturgique. Tous les jours pendant la saison estivale, à midi, six airs de chansons profanes sont interprétés. Près de l'église on peut voir deux dalles funéraires du XVIIIe siècle portant les armes des Arnault et des Fleury, seigneurs de la Mothe, dont le château domine le bourg.
Le Temple protestant : En 1563, les protestants occupent l’église de Mouilleron, ils y pratiquent le culte protestant, le pasteur habitant à la cure. En 1598, après l’Edit de Nantes, les protestants abandonnent l’église et le culte catholique y est rétabli en 1601. Ils bâtissent un temple dont on ignore l’emplacement exact. Ils démolissent eux-mêmes ce temple en 1665, sur ordre des autorités qui interdisent le culte réformé. Aux alentours de 1823, un temple est reconstruit sur l’emplacement actuel. L'édifice présent est reconstruit de 1833 à 1837.
La maison où vécu Charles-Louis Largeteau. Celui-ci, né en 1791 est mort en 1857 à Pouzauges. Astronome réputé, il fut membre de l'Académie des sciences et directeur du Bureau des Longitudes.
Georges Clémenceau est né en 1841 dans la maison de ses grands-parents maternels, rue de La Chapelle. Décédé le 24 novembre 1929, il est enterré à coté de Mouchamps.
La maison natale de Jean de Lattre de Tassigny. Né le 2 février 1889, il commanda la 1er Armée française. Il représente la France à la signature de la capitulation allemande du 8 mai 1945 à Berlin au quartier général du maréchal Joukov. Décédé le 11 janvier 1952, il est enterré au cimetière communal près de son fils Bernard tué en Indochine le 30 mai 1951 et de Madame la Maréchale de Lattre décédée en 2003.
Le Monument aux morts de la guerre de 1870 est depuis 1973 situé près de l’église. Auparavant la statue du Sacré-Cœur était érigée sur une colonne de 8 mètres de haut, le long de la rue Nationale.
Le Monument aux Morts de la guerre de 1914-1918, inauguré le 9 octobre 1921, par le Président Clémenceau, et sur lequel figure les noms des victimes des guerres 14/18, 39/45, Indochine et Algérie.
Le Mémorial du Maréchal de Lattre de Tassigny. Situé sur la Colline des Moulins, il fut inauguré le 2 mai 1998 en présence de Madame la Maréchale de Lattre de Tassigny, entouré de 375 drapeaux exprimant la fraternité des générations ayant vécu le feu de la guerre. Il est l'oeuvre du sculpteur vendéen Henry Murail.
La stèle de la base Maréchal-de-Lattre d’Aïn Arnat a été érigée par le commandant Marceau Crespin et le groupe d’hélicoptères n°2 sur la base Maréchal-de-Lattre à Aïn Arnat, à Sétif, en 1957. Ramenée en France à la fin de la guerre d'Algérie, elle est transférée en 1962 en Alsace au Centre Bernard de Lattre de Wildenstein. Une réplique de cette stèle de marbre blanc se trouve sur la place de Mouilleron. Cette stèle comporte un médaillon de bronze représentant le Maréchal de Lattre, signé P.Thurin et y est gravé une très grande partie de l’article de Gaston Bonheur, " La France rend les honneurs au Maréchal de Lattre " (Paris- Match n°149, 26 janvier 1952).

Le musée-mémorial des deux victoires situé dans la maison natale de Jean de Lattre de Tassigny, « créé en 1959 par la volonté de Madame la Maréchale de Lattre avec l’aide d’André Malraux, établit un parallèle entre Georges Clemenceau et Jean de Lattre en rapprochant leurs points communs : leur lieu de naissance, leur rôle dans les deux guerres mondiales, leur signature au nom de la France lors des " deux victoires " mettant fin aux deux conflits mondiaux. »


Musée national des deux victoires Clemenceau-de Lattre - 1 rue Plante Choux 85390 MOUILLERON EN PAREDS
JOURS ET HEURES D'OUVERTURE : Le musée est ouvert tous les jours, toute l’année sauf Noël et 1er janvier. Pour les autres jours fériés il est préférable de se renseigner par téléphone au préalable. Durée de la visite : 1h30 à 2h - Du 15 avril au 15 octobre : de 9h30 à 12h et de 14h à 18h - Du 16 octobre au 14 avril : de 10h à 12h et de 14h à 17h. Tel : 02 51 00 31 49 -
http://www.musee-deuxvictoires.fr/

Les Rochers ou La Roche :
Le sentier des meuniers est un chemin pédestre reliant Mouilleron-en-Pareds à la Colline des Moulins suivant une dénivellation de 80 mètres. Sur une distance de 7 km, il traverse les sous-bois, suit les chemins creux et sillonne les rochers couverts d’ajoncs et de genêts.
La colline est classée en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique en raison de la présence d'une plante très rare et protégée : le silène de Bastard, Silène vulgaris Bor. ssp. maritima var Bastardii.
Un parchemin du 21 juin 1438 atteste de la présence d’un moulin à vent sur la colline de Mouilleron-en-Pareds. Tous ces moulins ont été brûlés pendant la guerre de Vendée ainsi qu’en atteste une lettre du général Westermann.
Les moulins à vents furent bien sûr reconstruits sur les mêmes emplacements. En 1852, l’on y comptait 14 moulins à vent, une des plus grosses concentrations de moulins en Vendée. Aujourd’hui, il reste 8 moulins.

Et maintenant, assez flané, il est temps de remonter vers Cholet.

A la sortie de Mouilleron-en-Pareds, un très long faux-plat en direction de Réaumur nous emmène au Puy-Germon d'où un splendide panorama s'offre à nous, puis une descente rapide nous conduit vers la Meilleraie-Tillay au doux nom de miel (Mellarium : miel)
pour atteindre le Château du Fief-Milon.

Le Château du Fief-Milon

Le Fief-Milon est un trésor architectural inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques
en partie le 18 juillet 1989, puis en totalité le 17 février 2005.

(Précisions : L'aile de communs avec sa charpente du XVIIe siècle ; les vestiges de l'enceinte, à savoir : la tour isolée, la tour flanquant l'aile des communs, le mur de la basse-cour et son portail (cad. G 655, 657) : inscription par arrêté du 18 juillet 1989 - Le château en totalité (cad. G 1666) : inscription par arrêté du 17 février 2005 "
Référence Mérimée : PA00110292)

Construit pour une partie au XIVe siècle, ce château fort faisait partie du système de défense de Pouzauges contre les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans. En effet sa situation sur les hauteurs lui donnait un rôle de tour de guet et lui permet aujourd'hui d'offrir un panorama exceptionnel sur les monts Gâtine qui dominent le Haut-bocage vendéen et sur Pouzauges, Saint-Michel-Mont-Mercure et Le Boupère.
Au début du XIXe siècle, le château médiéval, composé d'un corps central flanqué de deux grosses tours circulaires subi des modifications. On donne aux deux tours une allure fortifiée en les couronnant par un faux mâchicoulis avec crénelage en briques. En 1861 de nouveaux bâtiments sont construits, reliant le château à l'ensemble des communs.




« L'intérêt principal des communs réside dans une rare charpente, à poinçons sculptés et contrefiches courbes, qui date d'entre 1585 et 1610 »

 



Château fort du Fief Milon 85510 Le Boupère, tel. 02 51 91 31 42, Aymar de Monti, visite des extérieurs, salles pouvant accueillir de cinquante à trois cents personnes, dans des communs récemment restaurés formant une cour intérieure indépendante accessible par un porche du XVIIIe siècle. Une grange pouvant être utilisée pour un buffet, un vin d'honneur.
Sources : Site du Conseil Général de Vendée http://www.cg85.fr/actualites/2663/le-fief-milon--un-tresor-cache-du-patrimoine-fidelement-preserve.htm

 

Le Boupère

L'église fortifiée Saint-Pierre fut construite en trois étapes :
À la fin du XIIe siècle, de style roman l'église fut édifiée en forme de croix latine et dotée d'un chœur semi-circulaire.  Au début du XIVe siècle, elle dépendait de l'abbaye Saint-Jouin de Marnes (ordre de Saint Benoît).
En pleine guerre de Cent Ans (1337 à 1458) - à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle - les villageois durent fortifier l'église pour y trouver refuge et une sécurité dans l'attente de secours. La façade est encadrée de contreforts percés de meurtrières et de canonnières. L'église est surmontée de deux échauguettes. Le chemin de ronde, surplombant de 20 mètres la place de l'église, est protégé par un parapet crénelé ponctué de petites bretèches. Des niches dans le mur sud étaient destinées aux défenseurs ; les trous des meurtrières donnaient à l'intérieur de ces niches. En rajoutant au XVe siècle un bas-côté étroit, au sud, nécessaire à l'édification d'un chemin de ronde, on a élargi la nef et déplacé la porte de la façade sans toucher à l'oculus qui reste centré par rapport à la construction originelle mais décalé par rapport à l'entrée principale (photo).
L'expansion démographique du XIXe siècle obligea l'agrandissement du transept nord et la reconstruction du choeur (1867), puis l'agrandissement du transept sud et la construction du clocher actuel (1890).
L'église fortifiée du Boupère a été classée Monument Historique dès 1862. L'oculus fut doté d'un vitrail en 1926, représentant Saint-Pierre dans sa barque et à Rome : pêcheur de poissons et pêcheur d'hommes.

Source : Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Boup%C3%A8re

La Croix-Bara

Carrefour de la route des Herbiers à Saint-Michel-Mont-Mercure et de la route des Epesses au Boupère.
On y place à tort le lieu de la mort de Bara.

Joseph Bara est né à Palaiseau en 1780 et mort à ?? à l'âge de 14 ans.
Il est engagé volontaire au 8e régiment de hussards comme tambour dans les troupes républicaines combattant en Vendée dès l'âge de 12 ans. Le 7 décembre 1793, il est pris à partie près de Cholet par des Chouans. Contraint de crier « Vive le Roi ! », Joseph Bara préfère mourir en criant « Vive la République ! » avant de tomber sous les balles royalistes.
D'après les différentes sources que j'ai consulté, le lieu de sa mort est très difficile à établir :

  • d'après la Comtesse de La Bouëre, Bara aurait été tué par des paysans, surpris en train de voler des chevaux, dans le secteur de Jallais.
  • d'après le tableau de Jean-Joseph Weerts (1883) exposé au musée d'Orsay, Bara serait mort à Bressuire et non à Jallais ?

Pour nous cyclotouristes, le Puy-du-Fou c'est avant tout la Côte du Fossé, au débouché de la route de Saint-Mars-la-Rhéorthe, que l'on aborde en roulant au ralenti avant de partir à l'escalade de sa pente à 15 % et de notre dernière étape.

Saint-Laurent-sur-Sèvre

La paroisse de Saint-Laurent constituait jadis une seigneurie dont le siège devait se situer dans un manoir à l'emplacement du presbytère actuel. Sous l'Ancien Régime, la seigneurie était possédée par un fidèle vassal du baron de Mortagne, lui-même vassal du vicomte de Thouars et enfin du comte de Poitou. Au XIe siècle, il s'agissait de la famille Chabot puis au XIVe siècle, le baron de Mortagne posséda le domaine de Saint-Laurent en direct jusqu'à la Révolution. C'est au XVIIIe siècle que le baron de Mortagne vend le manoir de Saint-Laurent qui est transformé en presbytère. Sur la paroisse il existait d'autres fiefs dont celui de La Barbinière qui prit de l'importance au XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Les familles d'Espinasseau et Sapinaud de Bois-Huguet choisirent de s'y installer dans un château. Progressivement, à la faveur de mutations foncières, ils se constituèrent une propriété autour du vieux logis. En 1893, le marquis Albert Charles François d'Aviau de Piolant y construisit un beau château dans le style néo gothique.
Saint-Laurent possède une basilique abritant le tombeau de Saint-Louis-Marie-Grignon-de-Montfort, né le 31 janvier 1673 à Montfort-sur-Meu et mort le 28 avril 1716 à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Il fut béatifié en 1888 et canonisé par le Pape Pie XII en 1947. À sa suite, de nombreuses congrégations vont voir le jour comme la Compagnie de Marie, les Filles de la Sagesse, et les Frères de Saint Gabriel. En 1996, Jean-Paul II y vint en pèlerinage. Les maisons mères des Filles de la Sagesse, des Pères Missionnaires montfortains et des Frères de Saint-Gabriel se sont établies près de l'endroit où repose leur fondateur. C'est la famille montfortaine. Cette spécificité a donné à ce village 5 églises, chapelles et oratoires. Deux célèbres institutions possèdent leur siège à Saint-Laurent-sur-Sèvre : l'institution privée catholique collège-lycée Saint-Gabriel fondée en 1838 par les frères éponymes, l'institution Saint-Michel.

A noter le Pont Gustave Eiffel de 1878 & 1879 en remplacement de l’ancien pont gothique.
Sources : Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf) [archive]

Et nous voilà presque revenu au point de départ, encore deux côtes à gravir, mais la route a été belle.

Bonnes découvertes

© Jean-Luc LANGERON - 1er mars - 22 mars 2011.
Accueil --- Haut de page --- Parcours