|  Le
"cycliste-touriste" en 1891. Il devra patienter trente ans pour
le dérailleur. ©Il y a un
siècle... le vélo. Editions Ouest-France
 Déjà
le dopage !!! L'Illustration
- 13 juillet 1936
 Léon
Didier, stayer, en 1912 Champion
de France de demi-fond professionnel en 1921 Remarquez
l'inversion de la courbure de la fourche et du tube de cadre.
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de page Histoire
du vélo |
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| Impôt
!
Durant
la dernière décennie du XIXe siècle, le vélo acquiert
une reconnaissance juridique dans l'espace public. L'Etat accepte enfin de lui
donner une légitimité. Mais, considérant la bicyclette comme
une machine d'agrément réservée à une élite
sociale, les pouvoirs publics décident d'assujettir à un impôt
nouveau les possesseurs de cet objet de luxe. Une première loi, celle
du 28 avril 1893, institue une taxe annuelle sur tous les véhicules à
deux roues. A partir du 1er mai 1899, les cyclistes furent astreints à
la possession d'une plaque annuelle fixée à l'avant du guidon. Cet
impôt, utilisé à bon escient, permit l'entretien du réseau
routier national, et notamment des routes de campagne. La bicyclette, démocratisée,
n'est plus soumise, à partir de 1930, à l'impôt annuel auquel
l'Etat va préférer une taxe prèlevée à l'achat.
Sous l'Occupation, faute de métal nécessaire à la fabrication
des plaques, celles-ci furent remplacées par un laissez-passer dès
1942. L'année suivante vit apparaître un timbre fiscal, d'une couleur
différente chaque année. L'impôt sur les vélos sera
finalement supprimé le 1er
janvier 1959.  (Coll.
A Vincent, photo Th. Perrin)
Cette
plaque fixée sur le vélo, était en fer puis en aluminium
les années paires et en cuivre les années impaires, ce qui permettait
à la maréchaussée de vérifier au premier coup d'oeil
si le cycliste était en règle.
©l'ABCdaire
du Vélo - Christian Dufour et Jean Durry - Flammarion - novembre 1997. Paru
le 5 avril 2010. | C'est
le printemps... v'la
les hirondelles !!!

Les
" hirondelles " sont apparues à la fin du XIXe siècle, vêtues de leur célèbre
pèlerine, équipées du sabre réglementaire fixé au cadre du vélo. Dans les années
1950, 2819 agents cyclistes sillonnaient Paris et 2844 la banlieue. En 1981, ils
n'étaient plus qu'une centaine et les " hirondelles " désertaient définitivement
le ciel parisien en 1984, remplacées par les agents en cyclomoteurs. Source
: Revue Civique n°68 - Mai 1997.
Mais
pourquoi les " hirondelles " ?
L'agent cycliste à été
créé par le Préfet de Police, Louis Lépine, à l'occasion de l'Exposition
Universelle de 1900, afin d'assurer une surveillance de nuit des quartiers de
Paris et de sa banlieue. Etant donné leur efficacité, il fut crée
des brigades cyclistes en 1901. Leur surnom " Hirondelles" leur fut donné
car c'était le nom de marque de leur vélo, et leur pèlerine flottant au
vent leur donnait une silhouette évoquant l'oiseau du même nom. Dans chaque arrondissement
de Paris il existait trois brigades cyclistes de quatre agents, placées sous les
ordres d'un sous-brigadier. En 1886, les frères Gauthier construisent
leur première bicyclette à Saint-Etienne. A la même époque,
Étienne Mimard et Pierre Blachon rachètent la Manufacture Française
d'Armes et Cycles. Afin d'étoffer leur catalogue de vente par correspondance,
ils contactent les frères Gauthier pour commercialiser un vélocipède
: L'Hirondelle, modèle qui fut choisi par la Préfecture de
Police. Dès 1892, la Manufacture vend jusqu'à 100 vélos par mois,
garantissant les machines, s'engageant à remédier gratuitement aux défauts de
fabrication. La fabrication intégrale dans les ateliers de la Manufacture ne date
que de 1894, dans l'usine modèle du cours Fauriel à Saint-Étienne. Les
vélos des agents cyclistes étaient donc des " hirondelles ". Entre
1947 et 1965, les vélos étaient avec frein à rétropédalage
arrière et frein à tambour à l'avant.  
Sur
le tube de direction des vélos de la police à cycle, on remarquait
une plaque moulée représentant une "hirondelle"
(1947). Hirondelles
avec leur pèlerine en 1947. ©
LAPI / Roger-Viollet ©
Jean-Luc Langeron - 1 mai 2010. | |